Article du carnet de bord

Week-end parisien de printemps

L’actualité des expositions à Paris avait poussé Les Ailes du désir à proposer un week-end parisien les 17 et 18 mai : accompagnés par un temps ensoleillé, près d’une vingtaine d’amateurs se sont retrouvés pour visiter les expositions au Grand-palais et au Centre Pompidou et pour participer à la Nuit des Musées.

 

 

 

 

 

 

Au Grand-Palais, pas trop de monde pour visiter l’exposition Bill Viola en ce début d’après-midi samedi, il était donc possible de circuler dans les installations et de s’attarder sur chaque vidéo ; un panorama assez complet de l’œuvre d’un des plus grands artistes contemporains qui a utilisé toutes les possibilités de la technologie vidéo, avec des œuvres relativement anciennes comme The Reflecting Pool ou Chott El-Djerid (1979) et d’autres montrant l’évolution de l’œuvre jusqu’aux installations monumentales actuelles, en passant par les tableaux en mouvement ; nous n’avons pu que regretter de n’avoir pu assister en avril à une représentation de Tristan et Isolde de Wagner à l’Opéra Bastille où Bill Viola a assuré la scénographie vidéo de la mise en scène de Peter Sellars.

De l’autre côté du Grand-Palais se tenait la rétrospective Mapplethorpe : pour la plupart des visiteurs ailés, la réputation sulfureuse du photographe est imméritée au regard de la qualité des images : comme Bill Viola, Mapplethorpe a utilisé toutes les ressources techniques du medium.

 

 

Quant à Monumenta d’Ilya et Emilia Kabakov dans la grande nef, il faut reconnaître qu’on peut se perdre dans cette Etrange cité qui occupe tout l’espace ; néanmoins, l’installation ne dialogue avec le site que dans le premier module, l’orgue de lumière, coupole renversée qui renvoie à la verrière du Grand-palais, seulement lorsque la nuit tombe.

Au Centre Pompidou, la rétrospective Henri Cartier-Bresson permet de découvrir non pas le parcours mais les différentes voies empruntées par l’artiste : la fréquentation des surréalistes, l’engagement politique, le temps du reportage et de l’agence Magnum, le retour au dessin… Des images célèbres mais aussi beaucoup d’inédites.

La rétrospective Martial Raysse aussi montre à côté des œuvres célèbres et reproduites sur des produits dérivés, des pièces que la plupart d’entre nous ne connaissaient pas et n’imaginaient même pas : et nous nous sommes promis, lors d’un prochain séjour à Paris, d’aller visiter l’église Notre-Dame de l’Arche d’Alliance (Architecture-Studio 1986) et ses vitraux et tableaux de Martial Raysse, à proximité de la gare Montparnasse.

Dernier clin d’œil, au Centre Pompidou : The Clock, de Christian Marclay, montage/horloge de 24 heures de séquences cinématographiques, que nous avions déjà expérimenté à la Biennale de Venise : un bref passage, toujours amusant, avant de reprendre le chemin du Poitou.

Mais samedi soir nous avions aussi pris part à la Nuit des Musées au Palais de Tokyo, par une immersion dans Flamme éternelle, atelier provisoire de Thomas Hirschhorn, forme de l’œuvre ouverte, accessible et gratuite pour constituer un véritable espace public au sein de l’institution. Quelques-uns ont pu également visiter la rétrospective de Lucio Fontana au Musée d’art moderne de la Ville de Paris juste en face, pendant que d’autres profitaient de la douceur de la soirée et de la vue depuis le parvis.

Un week-end que chacun s’est promis de renouveler en espérant que la météo nous accompagne en d’autres occasions comme lors de ces deux jours de printemps !