– A l’époque du président Chadli les militaires semblaient divisés en différents clans. H. Aboud – Le but de la manipulation était de provoquer une révolte, des remous, pour amener le président à prendre des décisions et à changer de cap en matière économique. Le 5 février 2021 Saïd Sadi sera appelé à apporter les preuves de ses accusations portées contre Hichem Aboud. Quelques mois avant l’élection, il y a eu une réunion au domicile du général Larbi Belkheir, entre Bouteflika et les  » décideurs « , avec à leur tête les généraux Khaled Nezzar, Tewfik et Mohammed Lamari. Hassani, qui a piloté l’opération, arrivait de la gendarmerie. – Pourquoi avoir provoqué ces émeutes ? Ils sont intègres mais impuissants devant ces mafieux. – Aujourd’hui, ces clans ont évolué et constituent une véritable mafia. H. Aboud. Il les importait et les vendait principalement aux hôpitaux militaires. Ils choisissent les ministres, les walis, les directeurs des entreprises publiques les plus importantes. N. O. Il était le directeur de cabinet du président Chadli. – Il ne l’est pas du tout. A quoi s’en prenaient les manifestants ? Dans ses discours l’ancien président Zeroual dénonçait ce  » régime pourri « . Deux mois plus tard, la police judiciaire arrête Abdelmalek Amellou, un proxénète parisien d’origine algérienne, qui détient un ordre de mission qui porte la signature du « capitaine Hassani ». Il y a quelques semaines des gendarmes ont contraint, à coups de grenades lacrymogènes, des retraités de l’armée à quitter les logements de service à Bab Ezzouar (Alger). – Mais il reste la question des massacres ? 413. Des rapports étaient envoyés toutes les heures aux décideurs (président de la République, chef du gouvernement, etc.) – Chronologie des massacres (1992 – 2007) Je n’allais pas lui dire : nous avons placé des écoutes sur les téléphones de l’ambassade, photocopié des passeports diplomatiques, passé la valise diplomatique aux rayons X… Alors nous lui avons parlé des gens qui allaient en Afghanistan via l’Arabie Saoudite. Lorsque les armes destinées aux islamistes ont commencé à pénétrer par la frontière est, par le Mali et la Libye, le réseau a été rapidement découvert : les contrebandiers avaient été infiltrés par un adjudant des services de sécurité. Aujourd’hui, tous les présidents ont peur. ... Mehdi Messaoudi-27 janvier 2020. – Comment interprétez-vous ce qui se passe actuellement en Kabylie ? – Oui. N. O. – Oui, le pouvoir l’a tellement laissé faire qu’il a fini par perdre tout contrôle sur un parti qu’il croyait utiliser contre les forces démocratiques. En kiosques jeudi. Ce nom est celui d’un officier de la Sécurité militaire algérienne. D’autres voulaient quelqu’un de plus crédible, quitte à ce qu’il soit moins manipulable, mais en verrouillant autour de lui. – Autour de ces onze décideurs il y a le groupe des sous-traitants : les autres chefs des régions militaires et une pléthore de généraux à la tête des directions sensibles de l’armée. Neuf d’entre eux étaient des sous-officiers ou officiers de l’armée française durant la guerre d’Algérie qui ont rejoint les rangs de l’Armée de Libération entre 1958 et 1961. stephanie.adelinet@wanadoo.fr. Plus tard le ministre s’est justifié en disant qu’il avait appelé le cheikh Sahnoun pour calmer la foule. Ils pensaient alors que le FIS n’avait pas de pouvoir et qu’il allait échouer dans la gestion des mairies. 32 K J’aime. Il est le seul à avoir été réellement officier avant de rejoindre l’ALN, à quelques mois du cessez-le-feu du 19 mars 1962. En analysant ces informations nous avions conclu que les pénuries étaient organisées et que la manifestation qui devait se dérouler de manière pacifique avait tourné à l’émeute. Accueil » Algérie » Politique » Hichem Aboud : «La surpuissance du général Toufik est un mythe», Hichem Aboud : «La surpuissance du général Toufik est un mythe», Du nouveau dans l’affaire de vente des sièges de députés, 11 aprés, Koffi Kodja revient sur le match Algérie-Égypte en 2010, Le nouveau cannabis marocain, « comparable à la cocaïne et l’héroïne », Polémique au Maroc après les déclarations de Ouaddou sur l’Algérie, France : des sans-papiers Algériens à la conquête de leurs droits, Alerte météo : Averses orageuses sur plusieurs wilayas, Terrorisme routier : deux enfants perdent la vie à Tébessa, Algérie, terre d’avenir : Les communes à la recherche d’entrepreneurs (Belux), Appel à contribution: En 2017 comme en 2020 le gaspillage est encore là, Béjaïa, capitale des lumières : 2e appel à la participation (Belux), Avec BELUX, sortir de l’ombre pour garder les touristes en Algérie, Algérie Market : Des remises allant jusqu’à -70% pour le Black/White Friday jusqu’au 30 novembre. C’était dans les plans des conspirateurs. Les émeutes d’octobre n’étaient pas l’œuvre des islamistes. Hichem Aboud , poursuivi pour blanchiment d’argent par le Fisc Français. Prospérant sur la colère et la misère, il remporte les élections municipales de juin 1990. N. O. Il y a eu un scandale autour de ses semi-remorques qui venaient de Tunisie et il a été prié de se retirer. – Le 9 octobre le ministre de l’Intérieur Hadi Khédiri a appelé le dirigeant islamiste le plus respecté : cheikh Sahnoun, chef de la Dawa, la Ligue islamique. Ali Mecili assassiné sur ordre de la présidence de la République. – Lorsque le président Boudiaf a été assassiné vous aviez quitté les services et l’armée. “Sud u Alžiru izrekao je zatvorsku kaznu od sedam godina i izdao međunarodnu potjernicu za Aboudom”, dodala je agencija, prenosi Beta. Après quoi le FIS est allé jusqu’à refuser de participer aux législatives. AMEL TV, la première chaîne de télévision euro-maghrébine. Mais les généraux se sont trompés dans leurs calculs. – Quel est, dans ces conditions, le rôle du président Bouteflika ? N. O. On ne bougeait pas. Le FIS était une carte entre ses mains. Surtout lorsqu’il doit rencontrer dix-huit walis, ce qui était le cas de Boudiaf lors de ce voyage. Or il y avait un consensus entre les clans : le pouvoir ne devait pas leur échapper. Il est de mon patelin, pratiquement de la même tribu que moi, dans les Aurès. – Donc ces pénuries étaient organisées. C’était un avertissement pour les deux: « Comme on a pu tuer Mecili, vous aussi – vous n’êtes pas loin – on peut vous atteindre. Et on l’a entraîné dans le bourbier islamiste et dans une guerre qui dure depuis dix ans. C’est à ses côtés qu’il a fait la campagne d’Egypte lors de la guerre du Kippour en 1973. – Pensez-vous, comme d’autres adversaires du régime algérien, que certains massacres de civils attribués aux islamistes sont en fait l’œuvre des militaires ? H. Aboud. » Sur le moment, personne n’a compris ce qu’il voulait dire. N. O. C’est une stratégie – que je ne justifie pas mais que j’explique parce que je la connais – qui vise à isoler les terroristes de leur milieu. H. Aboud. – Le général Smaïn Lamari, directeur du contre-espionnage, numéro deux de la DRS. Quand Amellou a été arrêté après l’assassinat, le gouvernement français [Jacques Chirac était alors Premier ministre et Charles Pasqua ministre de l’Intérieur, NDLR] a donné un sacré coup de main aux Algériens en l’aidant à fuir la justice française, 2. 4. On leur a donné les dividendes d’octobre. N. O. De quoi ont-ils parlé ? Le général Betchine  » joue en solo  » car il n’a pas su dépasser le stade de la guerre des clans et s’imprégner de la nouvelle donne, à savoir adopter une politique consensuelle entre les clans. Le Saoudien a dit :  » On a tenu une réunion avec les responsables de vos services mais finalement, il n’y a rien. H. Aboud. N. O. Ils n’ont rien à voir avec ces généraux mafieux et fortunés. N. O. – De tout temps on a parlé de pouvoir occulte, de  » cabinet noir « , du pouvoir des généraux. – Mais qui est le général Aït Abdessalem, qui n’apparaît nulle part ? Ils avaient reçu ordre de ne pas tirer. La commission d’enquête conclura à un complot, évoquant sans autre précision la responsabilité de  » la mafia politico-financière « . Mis à jour juin 4, 2018. N’oubliez pas que dans l’armée algérienne – même si on bloque ces gens, si on ne les laisse pas apparaître – il y a une élite universitaire recrutée dans les années 70 pour apporter du sang neuf. Un coup mafieux, qui signifiait  » avis au suivant « . Généraliste, elle est, surtout, une chaîne de débats, de décryptages et d'entretiens. Le général Nezzar lui-même reconnaît que la torture était pratiquée dans la caserne Sidi Fredj qui était sous le commandement de Betchine (1). L’absence du ministre de l’Intérieur, Larbi Belkheir, est donc un premier point troublant. Je sais que les ordres sont venus de la présidence de la République. Or ce jour-là, ni Tewfik, ni son adjoint Smaïn ne se sont déplacés. – Fodil Chérif, chef de la 1re région militaire. N. O. Le soulèvement populaire ne semble pas très spontané… H. Aboud. ... Mehdi Messaoudi-26 novembre 2020. Aujourd’hui personne ne veut évoquer ce douloureux épisode. Elle veut détourner à son profit toute revendication populaire pour mieux l’étouffer. Ce sont les  » têtes pensantes « , les éminences grises de la mafia. Ils ont justifié cela par le fait que le pays est en état de guerre. N'étant pas du genre à se laisser faire, Hichem Aboud, réplique de manière magistrale à Saïd Sadi sur sa chaîne YouTube Hichem Aboud TV 4 avant de lui intenter un procès en bonne et due forme au Tribunal de Grande Instance de Paris dont l'audience est fixée au 5 février 2021 à 13h30. – C’est ce qu’il vous a dit ? Photos des mobilisations algériennes depuis le 22 février 2019 (Suite 5). H. Aboud. Et alors que le GIS n’a jamais fait partie de la protection rapprochée du président, on a fait en sorte, pour la première fois, qu’il y participe. Les militaires se disent :  » Ils ont voté pour le FIS, qu’ils se démerdent avec les islamistes ! C’était un coup psychologique. Généraliste, elle est, surtout, une chaîne de débats, de décryptages et d'entretiens. Pourquoi, selon vous, les commanditaires de son assassinat ont-ils choisi une telle méthode ? N'étant pas du genre à se laisser faire, Hichem Aboud, réplique de manière magistrale à Saïd Sadi sur sa chaîne YouTube Hichem Aboud TV 4 avant de lui intenter un procès en bonne et due forme au Tribunal de Grande Instance de Paris dont l'audience est fixée au 5 février 2021 à 13h30. Seuls les généraux Smaïn et Tewfik – les actuels patrons des  » services  » – n’ont pas servi sous le drapeau français. Focus Ancien diplomate de second rang , en fonction en Libye dans les […] A l’époque j’étais au cabinet de Betchine, j’ai vu Nahnah entrer dans le bureau du patron. Une force qui a toujours milité contre le socialisme, appelé au libéralisme. Je connais des commandants, des lieutenants-colonels, des capitaines qui n’ont jamais eu de logement en dehors des habitations de service. – A l’époque, il avait rapproché Aït Ahmed et Ben Bella, deux figures de la révolution algérienne. Qu’arrive-t-il, d’ailleurs, à Hadj Bettou après son arrestation ? H. Aboud. Le 7 avril 1987, l’avocat Ali Mecili, proche de l’opposant Aït Ahmed, est assassiné à Paris dans le hall de son immeuble du boulevard Saint-Michel. Mais quoi qu’il en soit les revendications berbères et démocratiques sont légitimes. Ni le ministre de l’Intérieur, ni le patron de la Sécurité, ni l’adjoint de ce dernier n’étaient à Annaba. في الجمعة 107اوقفت الشرطة حوالي 300 حرامي في 21 ولاية و تم إطلاق سراحهم جميعا تحت ضغط الأمم المتحدة – Le pouvoir a-t-il tenté d’infiltrer les groupes armés islamistes lorsqu’ils sont apparus ? Ce qui veut tout dire. – Non, il y a des généraux, des colonels, des officiers et des cadres de l’Etat qui n’ont que leur salaire ou leur retraite. C’est le  » chef comptable  » des comptes helvétiques. J’avais remarqué que la DGPS (nom officiel de la Sécurité militaire de septembre 1987 à octobre 1988) était coupée de la présidence. – A l’époque, les partis qui avaient un certain poids politique étaient le FFS de Aït Ahmed, le PAGS, le MDA. – Dossier Algérie Le 29 juin 1992, le président Mohammed Boudiaf, au pouvoir depuis cinq mois, est assassiné en public à Annaba par un officier des services de sécurité de l’armée, le sous-lieutenant Lambarek Boumaraafi. Les élections auraient dû être annulées dans à peu près 60% des bureaux de vote. L’Algérie souffre d’une crise dont les coupables ne sont autres que ces mafieux qui agissent dans l’ombre. 1 août 1 août mis à jour le 10 novembre 2019 à 21h16 FC Nantes – Mercato : Josué Homawoo à Lorient ? Qu’ont décidé le chef du gouvernement, la présidence ? J’ai vu sa video sur youtube ou il clame « repondre » a Said Saadi , en emulant un faux accent parisien, sans apporter quoi que ce soit de verifiable. Le pouvoir ne protège pas ses populations : là est sa première responsabilité. Belhimer” le troc de la légitimation de l’occupation du Sahara Occidental par une normalisation... Mehdi Messaoudi-13 décembre 2020. – Comme beaucoup vous parlez de pouvoir et de mafia sans les identifier… H. Aboud. Cette mafia ne lâche rien. Ni le patron des services de sécurité, Ayat, qui est aussi mis sur la touche. Depuis un certain temps, il était devenu difficile pour eux d’étaler cette richesse. Ils frappent à la porte. Ce qui a permis à l’assassin, Boumaarafi, sous-lieutenant au sein de cette unité, d’être dans la salle. 32 K J’aime. Il vient de rentrer d’un séjour de sept ans en Suisse où il était ambassadeur. C’est d’ailleurs le scénario qui a été retenu. 0. – Selon vous, qui dirige réellement l’Algérie ? Le 26 septembre dernier, Saïd Sadi l'ex présiden … t du RCD a proféré de graves accusations infondées contre Hichem Aboud. Lorsqu’il est arrivé à Alger en octobre, le chef des services saoudiens a voulu savoir de quelles informations nous disposions pour prouver que l’ambassade du royaume aidait le FIS. – Dossiers TPP, Réponse aux manipulations d’un expert manipulateur, Les généraux algériens, divisés en clans, redoutent de perdre leur pouvoir, Hirak : Sami Dernouni affirme avoir été torturé lors de sa garde à vue, Souvenirs, souvenirs, c’était il y a cinquante ans…, La réponse cinglante du Hirak au « rapport Stora », Deuxième anniversaire : la centralité intacte du Hirak algérien, Moi, juive algérienne, je n’ai pas oublié les crimes coloniaux de la France, حوار سياسي. Envoyez-moi un e-mail. – Dans le cas des massacres qui, comme celui de Bentahla, sont commis tout près d’une caserne militaire sans qu’il y ait la moindre intervention des soldats, on peut dire qu’il y a une complicité passive de l’armée. Il y a le général de la bière et du vin, celui des armes, celui du sucre, celui du foncier, celui du rond à béton… Des trafiquants, il y en a partout. Propos recueillis par Farid Aïchoune et Jean-Baptiste Naudet. H. Aboud. Pas même un agent de la circulation… Pourtant on savait que ça allait éclater parce que la veille au soir, des émeutiers s’étaient déjà attaqués à la mairie de Bab el-Oued. D’après ce que je sais, ils ne sont pas compromis. Dès le 5 octobre, tout le monde savait qu’il allait y avoir des manifestations. En prenant le dossier, il avait ses raisons. Les détournements de fonds, les détournements de recettes pétrolières avaient atteint un point inimaginable. Personne ne s’est aventuré à prendre cette affaire. L’essentiel est là. Et le premier qui ouvre reçoit une balle dans la tête. Après vingt-quatre heures de flottement, le président Chadli Bendjedid décrète l’état de siège. N. O. En fait, ils ont tout fait pour que ce soit le FIS qui l’emporte. N. O. H. Aboud. A l’issue de cette audience Larbi Belkheir m’a dit :  » Tout ça, ce sont des bobards de vos services. Le Nouvel Observateur. C’est le cas de l’organisation de cheikh Sahnoun. Deuxième point troublant : lorsque le chef de l’Etat se déplace à l’intérieur du pays, le patron des services de sécurité est lui aussi du voyage pour superviser la protection, le dispositif de sécurité. Alžirski novinar sa prebivalištem u Francuskoj Hichem Aboud u srijedu je u odsustvu osuđen na sedam godina zatvora za prenošenje povjerljivih informacija, javila je agencija APS. – Parce qu’il échappait au contrôle de ceux qui l’avaient installé au pouvoir, parce qu’il devenait ingérable. N. O. Elle met dans l’embarras le pouvoir des généraux qui ne trouvent plus d’étiquette assez infamante à lui coller pour la discréditer. Hassani a pris en main l’affaire Mecili parce qu’aucun officier ne l’avait acceptée. H. Aboud. Il est, aujourd’hui, le porte-parole du  » club « . Ils ont été à deux doigts d’en venir aux mains. – Les généraux, les clans au pouvoir ont tout fait pour amener le FIS à la faute, pour pouvoir le décapiter. Les connaisseurs du système politique algérien les qualifient de  » conseillers diaboliques de l’ombre « . Ce rejet ne concerne pas seulement la Kabylie mais toute l’Algérie. Des sergents, des adjudants, des gendarmes, mais aussi des civils. N. O. Il avait mis en place une cellule d’analyse que j’ai intégrée le 9 octobre. – Lors de cette consultation, j’étais chargé de centraliser les informations pour la Sécurité militaire. A ce moment j’étais sous-directeur à la division Evaluation et Analyse de la Sécurité militaire. Amel TV Direct, Genève. Le 5 octobre, lorsque les émeutes ont commencé, il n’y avait pas un policier dans la rue, personne devant les bâtiments administratifs, banques, ministères. N. O. Les militaires ont mené des opérations de représailles. Des instructions lui ont alors été données pour monter une opération contre Mecili. Et qu’il n’y a pas eu de réaction de l’armée, ni de l’état-major, ni de qui que ce soit. Mais à l’heure actuelle, il est toujours en vie, en prison. Un mois plus tard, le pouvoir met fin au régime du parti unique et promet une démocratisation qui va surtout profiter au Front islamique du Salut (FIS), N. O. – Les décideurs pensaient avoir donné des miettes au FIS. Et notamment le général Khaled Nezzar, qui sur la place du 1er-Mai ordonnait aux soldats de ne pas hésiter à tirer au canon. Il a reconnu, aussi, que le beau-fils de Chadli, Kaddour Lahouel qui était wali [préfet] de Tipaza, y avait assisté. – C’est pour cette raison qu’on a fait appel à un proxénète ? – Voilà un exemple. N. O. A titre d’exemple, je cite les généraux Hachichi Zine El Abidine, Rachid Benyellès et Hocine Benhadid. D’ailleurs où est-il actuellement, ce Hadj Bettou ? Nous sommes là pour servir le pays, pas pour commettre des assassinats ou servir des hommes et des clans. H. Aboud. – Quand le chef de l’Etat se déplace dans le pays, il est toujours accompagné par le ministre de l’Intérieur. En organisant ce changement de cap, ils voulaient – et ils ont pu – légaliser ces fortunes mal acquises. On travaillait sur la base des informations qui nous parvenaient des bureaux de sécurité des grandes villes. Chadli derrière les émeutes d’octobre 1988, Le 5 octobre 1988, de violentes émeutes éclatent un peu partout en Algérie. – Pourquoi le pouvoir fait-il appel à cheikh Sahnoun ? » C’est le capitaine Rachid Hassani qui a pris en charge cette mission. Podcast du débat: Algérie: comment en est-on arrivé là? Depuis longtemps, les choses commençaient à se gâter. – Surtout dans l’armée ? C’est Khaled Nezzar, alors chef des Forces terrestres, qui est nommé commandant de l’état de siège. Puis il enlève le premier tour des élections législatives anticipées de décembre 1991. Lors du dernier message enregistré et diffusé par Hichem Aboud, ce dernier a révélé, document à l’appui, que Said Sadi a acheté ce terrain avec la somme de plus de 700 millions en 2002. Biographie. Les autres membres du  » club des onze  » sont : – Khaled Nezzar, officiellement à la retraite, mais qui vient en France avec un passeport diplomatique et un ordre de mission. N. O. Betchine ne comprenait pas le jeu des clans, parce que, jusque-là, il n’était qu’un pion. Aboud repete sur sa video : Said je sais ou tu habites a Marseille ! – C’est lui qui dirigeait les séances de torture. H. Aboud. » Le pouvoir est totalement indifférent au fait qu’un village qui a hébergé, nourri des groupes armés, se fasse massacrer. H. Aboud. Tout le peuple algérien est berbère et la révolte kabyle est celle de tous les Algériens. Cette découverte faisait peser sur Boudiaf un danger mortel : il avait touché, sans le savoir, à un homme du système, à l’un de ceux qui l’avaient ramené au pouvoir. N. O. H. Aboud. En réalité, la lutte contre le terrorisme n’a jamais été menée de manière organisée en Algérie. – Bien sûr. – Le général Mohamed Lamari, chef d’état-major. 1. Edy Cohen encourage Hichem Abboud à opter la nationalité sioniste. – En novembre 1991, un mois avant les élections législatives, une caserne de l’armée a été attaquée à Guemmar par un commando du FIS. C’est ce que montrent clairement la légalisation, quelques mois après sa création, du Front islamique du Salut (FIS) en contradiction avec la loi du 5 juillet 1989, puis la bizarre liberté d’action dont il a bénéficié. Au cours de l’enquête, la gendarmerie avait découvert dans des entrepôts 1,75 milliard de francs en armes et marchandises de contrebande. C’est ainsi qu’on a fait intervenir les islamistes, qu’on leur a donné du poids. N. O. Lorsque les Tunisiens ont proposé, dans le cadre de la coopération, de filer Ghanouchi [le chef des islamistes tunisiens] quand il venait rencontrer les gens du FIS, les services algériens ont refusé au nom de la démocratie… Les Tunisiens n’en revenaient pas. – En octobre 1988 des émeutes éclatent le même jour, à la même heure, dans plusieurs villes d’Algérie. L’attaque de Guemmar n’était qu’une conséquence du laxisme affiché par le pouvoir. Tout le monde en parlait. H. Aboud. Est-ce toujours le cas ? Le soir, lors de la proclamation des résultats, Mohamed Betchine, qui était à l’époque patron des services, s’attendait à ce que le ministre de l’Intérieur Mohamed Mohamedi prononce l’annulation du scrutin. Il a même failli être déféré au tribunal militaire comme traître et trafiquant d’armes ! Celui-ci a obtenu un appartement à Alger et une prime de 800 000 francs. Le complot pour assassiner le président Boudiaf ? Car le fait que les islamistes commettent des massacres lui permet de justifier tous les abus de ce qu’il appelle  » la lutte antiterroriste « . H. Aboud. H. Aboud. Amel TV Direct, Genève. Je peux vous dire qu’il est libre depuis longtemps et qu’il vit tranquillement en Algérie où il poursuit ses  » activités « . Généraliste, elle est, surtout, une chaîne de débats, de décryptages et d'entretiens. H. Aboud. Ensuite, la Sécurité militaire contrôle le bâtiment dans lequel il doit entrer. H. Aboud. Il a répondu que cela n’avait rien à voir avec les autorités saoudiennes. Et quand les manifestants ont saccagé les magasins d’Etat, ils ont trouvé ces produits, de la tomate, de la semoule, du lait.